Les 10 plus belles pièces de Beethoven à jouer au piano

Pour marquer l’anniversaire de Ludwig Van Beethoven, nous vous invitons à explorer dix de ses plus belles pièces pour le piano, soit dans leur forme originale, soit arrangées par Tomplay pour les pianistes de tous niveaux. Nous avons inclus le lien vers la partition de chaque pièce.

1. Symphonie n° 7 en la majeur, opus 92 – II. Allegretto

▶️️ Jouez la Symphonie n° 7 en la majeur, Opus 92 – II, de Beethoven. Allegretto, arrangé pour piano solo en niveau facile, intermédiaire et avancé (arrangement F. Liszt)
▶️️ Jouez la Symphonie n° 7 en la majeur, opus 92 de Beethoven&rsquo ; – II. Allegretto, arrangée pour piano en niveau facile, intermédiaire et avancé, accompagnée par l’orchestre

Même si la majorité des pièces de Beethoven sont des succès, certaines ont emballé plus de “punch&rdquo ; que d’autres ! C’est le cas de l’Allegretto de sa Septième symphonie, avec son mouvement vers l’avant tout à fait irrésistible – comme une marche funèbre en forme de tapis qui se déroule, s’étale et recouvre tout dans une étrange sensualité.

L’œuvre voit le jour au cours de l’été 1811. Sur la recommandation de ses médecins, Beethoven suit un traitement à Teplitz en Bohème. Il y rencontre successivement Rahel Levin et surtout Amalie Sebald, deux autres femmes qui contribueront à perturber sa vie amoureuse ! De retour à Vienne, il s’attelle à l’écriture de cette Septième symphonie.

La dernière note est apposée au bas du manuscrit le 13 mai 1812. Durant l’été, Beethoven retourne à Teplitz et y rencontre Goethe. Malgré son deuxième mouvement, l’œuvre est immensément optimiste et dégage un grand sentiment de liberté, alors qu’au même moment les princes allemands et autrichiens se rendent à Napoléon 1er. Elle est jouée le 8 décembre 1813 sous la direction de Beethoven et est très vite acclamée dans toute l’Europe – au grand dam de Carl Maria von Weber qui y voit l’œuvre d’un fou. En raison de son rythme frénétique et de son final, Richard Wagner la décrivit plus tard comme l’“apothéose de la danse&rdquo ;.

2. Sonate n° 8 en do majeur “Pathétique&rdquo ;, opus 13 – II Adagio cantabile

▶️️ Joue la Sonate n° 8 en ut majeur “Pathétique”, Opus 13 – II. Adagio cantabile b de Beethoven, arrangé pour piano solo en niveau facile, intermédiaire et avancé (version originale)

1798. Le 18e siècle vit ses dernières heures et le classicisme avec. Héritier naturel de Haydn et de Mozart, le jeune Beethoven s’affranchit peu à peu de la “tutelle&rdquo ; de ses maîtres pour prendre sa propre voix : il n’a pas encore conscience qu’il pose là les premières pierres d’un édifice géant qui sera connu sous le nom de “Romantisme&rdquo ;. Baptisée la “Grande Sonate pathétique&rdquo ;, la Sonate n° 8 s’inscrit pleinement dans ce mouvement, avec un Rondo final littéralement sorti des pivots de cet héritage. Marchez sur les traces des plus grands interprètes en jouant cette “Pathétique&rdquo ; soit dans sa version originale, soit dans les arrangements spécialement conçus pour les pianistes débutants.

3. Concerto n° 5 en mi bémol majeur, opus 73 “Empereur” &ndash ; II. Adagio un poco moto

▶️️️ Joue le Concerto n° 5 en mi bémol majeur, Op 73 ‘Empereur’ &ndash ; II. Adagio un poco moto de Beethoven, arrangé pour le piano de niveau facile et intermédiaire, accompagné par l’orchestre .

“Si j’étais général et que je connaissais autant la stratégie que le contrepoint, je vous en donnerais pour votre argent’”Cette phrase que Beethoven aurait lancée à un officier français de l’armée d’occupation en dit long sur la rancœur du compositeur’envers l’idole Bonaparte, fer de lance de la Révolution populaire devenu tyran sanguinaire et persécuteur des Viennois en cette sombre année 1809. Son cinquième et dernier concerto pour piano porte les stigmates de cette époque tragique, qui vit Beethoven contraint d’interrompre régulièrement son travail en raison des bombardements de la capitale impériale par les armées napoléoniennes. À la lumière de cette brutale désillusion, baptiser ce concerto ” L’Empereur ” devenait grotesque ; Beethoven confia d’ailleurs à son éditeur qu’il n’admettait qu’un seul titre : ” Grand concerto dédié à son Altesse Impériale l’Archiduc Rodolphe ” (son élève et mécène). Laissez-vous emporter par la ligne irrésistible de son mouvement lent – peut-être le plus beau jamais composé – avec l’accompagnement d’un orchestre symphonique complet et une partition défilant automatiquement sur votre écran, le tout dans une graduation des difficultés techniques.

4. Für Elise

▶️️️ Jouer la partition originale de Für Elise de Beethoven pour piano solo.

Elise (Barensfeld) ? Thérèse (de Brunswick ou Malfatti) ? Elisabeth (Röckel) ? Le destinataire de ce fameux “Für Elise&rdquo ; reste un mystère. Tout comme la date exacte de sa composition, puisque le manuscrit original a disparu. En général, on pense qu’elle date de 1810. C’est une œuvre très simple, “de peu d’importance&rdquo ; – c’était la définition courante d’une petite bagatelle. un engouement ! Avec son charme élégiaque proche de Chopin dans sa première section, elle fait volte-face dans la seconde pour dériver vers Mozart et l’époque galante sur une basse caractéristique d’Alberti. Nous vous offrons l’opportunité de la jouer exactement telle qu’elle a été écrite (et non dans l’un des nombreux arrangements qui “polluent&rdquo ; le web. et jusqu’à la fin de l’œuvre !

5. Sonate n° 14 en do dièse mineur, “Clair de lune&rdquo ;, opus 27 n° 2 &ndash ; I. Adagio sostenuto

. ▶️️ Joue la partition originale de la Sonate n° 14 en ut dièse mineur, “Clair de lune&rdquo ;, opus 27 n° 2 &ndash ; I. Adagio sostenuto de Beethoven pour piano solo.

L’amour est à la base de cette “Sonate au clair de lune&ndash ;. Un amour éclatant pour la comtesse Giulietta Guicciardi, une jeune élève de 16 ans, qu’il avait en tête d’épouser, malgré la grande différence d’âge entre eux – c’était en 1800 et Beethoven avait 30 ans. Les premières crises de surdité sont encore fraîches et, à l’époque, le musicien a du mal à s’y faire. Le célèbre “Testament de Heiligenstadt” est encore devant lui (été 1802), mais il sent déjà que le salut de sa vie se trouve dans la création artistique. Quelle ne fut cependant pas sa rage lorsqu’au lieu d’une passerelle vers la réalisation de cet amour, il reçut de la mère de son amour le cadeau d’une bourse pleine d’argent – un signal évident à ses yeux lui rappelant son rang de simple “serviteur”

Au mépris des règles de bonne conduite les plus élémentaires, il répond à la grande dame par des mots d’une rare violence et, même s’il tire un trait définitif sur cette relation, il dédie peu après sa Sonate en ut dièse mineur à Giulietta – représailles sournoises montrant aux aristocrates italiens sa totale liberté d’esprit. Quant à l’appellation “Sonate au clair de lune”, elle était – comme souvent – totalement étrangère à Beethoven. Il faut néanmoins admettre qu’elle reflète particulièrement bien la résonance profonde et sombre de la basse qui accompagne la mélodie tout au long de la pièce dans une solennité somptueuse, mais triste. Vous pourrez, à votre tour, plonger dans le monde fascinant de la nuit.

6. Symphonie n°6 &ndash ; Pastorale

▶️️ Jouer la Symphonie n° 6 &ndash ; Pastorale de Beethoven’arrangée pour piano solo au niveau facile et intermédiaire/avancé.

Comme beaucoup de ses œuvres, la Sixième Symphonie fait l’objet d’un malentendu historique, que Beethoven lui-même a tenté de déboulonner de son vivant. en vain ! Avec son sous-titre “Souvenir de la vie à la campagne&rdquo ; inscrit sur la partition de 1826 et les descriptions très précises qui accompagnent chaque mouvement, la tentation est grande en effet d’y voir une œuvre à vocation essentiellement descriptive, comme en écriront plus tard Liszt ou Richard Strauss. Mais c’est passer à côté de l’essence même de la partition, comme en témoigne Beethoven : “Il faut laisser les auditeurs découvrir la situation”, écrivait-il. “Toute peinture en musique instrumentale, si elle est poussée trop loin, est un échec”. À la fin de cette symphonie, nous sommes donc conscients que la pluie et les éclairs (en fa mineur) ont fait place au “chant des pâturages, aux sentiments de contentement et de reconnaissance après la tempête” : le reste n’est que le fruit de notre imagination. Chatouillez votre propre imagination en donnant vie à cet adorable final sur votre clavier de piano, dans un niveau de difficulté qui vous convient.

7. Sonate n° 17 en ré mineur, “La Tempête&rdquo ;, Opus 31 – III. Allegretto

▶️️️ Jouer la partition originale de la Sonate n° 17 en ré mineur, “La Tempête&rdquo ;, Opus 31 – III. Allegretto de Beethoven pour piano solo.

On a beaucoup écrit sur les liens entre la Sonate pour piano opus 31 n° 2 de Beethoven’et la pièce de Shakespeare, “La Tempête’

Programme ? Ce que l’on peut dire, c’est que si le musicien a été en contact avec elle, l’“idée poétique&rdquo ; contenue dans la pièce a dû avoir sur lui un effet puissamment catalyseur. Les traductions musicales possibles du mauvais temps, mais aussi de la mélancolie qui plane sur l'”île enchantée” de l’écrivain anglais, sont ensuite infinies. Cette inspiration programmatique fait de la Sonate une sœur non seulement de la Pastorale, mais aussi de la Sonate des Adieux et de la Neuvième Symphonie. Sa construction formelle allait servir de base essentielle au développement du genre du poème symphonique. Nous vous invitons à saisir vous-même la barre de son Allegretto final, qui donne l’impression d’écouter un bateau qui vogue sur une mer agitée.

8. symphonie n° 9, opus 125 – IV. Finale : Ode à la joie

▶️️️️ Joue la Symphonie n°9, Opus 125 – IV. Finale : l’Hymne à la joie de Beethoven’arrangé pour les débutants ou pour le piano à quatre mains.

Si l’on ne devait en choisir qu’une, ce serait sans doute celle-ci : la neuvième et dernière symphonie, avec son feu d’artifice choral inspiré de l’Hymne à la joie de Schiller’les mots qui tournaient dans sa tête depuis plus de trente ans. Une musique pour proclamer la victoire de la joie et de la fraternité sur le désespoir : quel plus beau thème pour ce défenseur invétéré de l’humanité ? “Freude, Freude. ”- “Joie, joie. ” : la joie universelle, qui accompagna jadis les pilotes kamikazes japonais dans leur dernier geste désespéré et qui orne aujourd’hui les rêves fédéralistes d’une Europe unie. Un moment de clavier pur et simple.

9. Sonate n° 21 en do majeur, “Waldstein&rdquo ;, opus 53 – III. Rondo : Allegretto moderato &ndash ; Prestissimo

▶️️️️ Joue la partition originale de la Sonate n° 21 en ut majeur, “Waldstein&rdquo ;, Opus 53 – III. Rondo : Allegretto moderato &ndash ; Prestissimo de Beethoven pour piano solo.

Les cinéphiles associent désormais son magnifique Rondo aux paysages romantiques de l’Angleterre du XIXe siècle si bien dessinés dans le film “Orgueil et Préjugés&rdquo ;. La Sonate “Waldstein&rdquo ; a été composée en une seule fois, entre décembre 1803 et janvier 1804, période durant laquelle Beethoven montrait un très vif intérêt à repousser les limites techniques du piano. Contrairement au sous-titre “Appassionata&rdquo ; de la Sonate Op. 57 – attribué (comme très souvent) à l’imagination romantique des éditeurs – la dédicace au Comte Ferdinand von Waldstein est ici prouvée. Waldstein fut le premier mécène de Beethoven’à Bonn et l’auteur de ces mots célèbres, écrits au moment de son départ pour Vienne en 1792 : “Par une application incessante, puissiez-vous recevoir l’esprit de Mozart par les mains de Haydn”Installez-vous au piano et séduisez vos proches avec son Rondo.

10. Sonate n° 23 en fa mineur, “Appassionata&rdquo ;, opus 57 – II. Andante con moto

▶️️️️️ Joue la partition originale de la Sonate n° 23 en fa mineur, “Appassionata&rdquo ;, Opus 57 – II. Allegretto con moto de Beethoven pour piano solo.

Il y a le “Moonlight&rdquo ;, le mouvement lent du cinquième concerto. et l’Andante de la “Appassionata&rdquo ; Sonata ! Un Andante “con moto&rdquo ;, autrement dit “avec mouvement&rdquo ;, qui progresse en suscitant les émotions les plus vives ; “Un torrent de feu dans un lit de granit&rdquo ;, comme l’a si bien écrit Romain Rolland. Elle fut achevée en 1805, au moment où Beethoven travaillait à “Fidelio”. Au-delà d’une recherche encore plus poussée sur la forme, elle incarne la volonté du compositeur de “fixer, par de nouvelles solutions musicales, les dimensions de l’homme dans ce qu’il souhaite pour l’avenir : l’espace, le temps, le conflit, la capacité de penser sa condition&rdquo ; (Elisabeth Brisson). Une sorte de manifeste humaniste, invitant tous ses semblables – et, au premier rang, ceux qui souffrent directement sous le joug des détenteurs du pouvoir – à se libérer par leur propre imagination du carcan de leur esclavage terrestre. Revêtez vous-même l’habit des grands romantiques pour atteindre l’un des sommets de la littérature musicale pour piano.

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